Politiquement correct... et (surtout) incorrect

Politiquement correct... et (surtout) incorrect

vendredi 20 janvier 2017

En a...vence la musique !



Nos basketteuses vont aborder demain dimanche la deuxième phase du championnat de NF3.
A cette occasion, elles reçoivent Vence avec qui elles partagent la 10ème place et même si l’expression est éculée, on pourrait accoler le mot « peur » à « match ».
En fait, pour les deux équipes et plus encore pour Roquebrune qui reçoit, on pourrait parler de « match de la dernière chance ».
Je l’ai dit dans la précédente rubrique : le salut – à savoir le maintien en NF3 – passe par un minimum de cinq victoires sur les onze restant à jouer.
Heidi veut conduire ses équipières à la victoire
 





Ce programme n’a, a priori, rien d’impossible, même pour une équipe de bas de tableau. Mais il ne supportera aucun « faux pas » comme celui de dimanche dernier au gymnase Valgelata contre Le Rousset.
 Le problème, c’est que les Vençoises sont dans une situation identique et qu’il s’agira donc, pour elles aussi, d’une étape décisive dans la course au maintien.
Mal en point depuis le début d’une saison commencée par un échec à domicile face à… Roquebrune, les visiteuses semblent avoir trouvé un (relatif) équilibre qui s’est traduit par un succès à Mandelieu, autre équipe menacée. C’est bien la preuve qu’elles croient en leurs chances dans un championnat indécis où les positions dans la deuxième partie de tableau sont très loin d’être assurées.
Côté Roquebrune, la victoire du match aller doit servir de référence car il prouve à l’évidence que Heidi et ses partenaires ont les moyens de renouveler leur performance.
Le problème, c’est que l’état d’esprit du groupe s’est quelque peu… détérioré au fil des semaines (et des défaites). Or, la victoire ce dimanche nécessitera une totale adhésion des joueuses autour de leur entraîneur… même si, on le sait bien, de gros nuages noirs se sont accumulés ces derniers temps.      Mais,  demain, Roquebrune a d’abord besoin d’une totale solidarité. Le talent individuel des unes et des autres – et il y en a certainement plus que ce qui a été montré ces derniers temps – fera alors la différence face à des Vençoises qui, on peut en être certains, ne lâcheront rien et seront à l’affût d’un possible exploit.
Restaurer un état d’esprit conquérant ne peut passer que par une victoire… laquelle, il faut en être conscient, ne règlerait pas tous les problèmes, tant s’en faut.
Il se murmure avec insistance que les dirigeants vont – enfin – prendre leurs responsabilités. Sans doute auraient-ils dû le faire lors de la semaine écoulée. Mais ce qui est fait, est fait.
Il faut donc espérer ce dimanche une sorte « d’union sacrée ». La victoire peut remettre l’équipe dans le bon sens. Un échec, par contre, l’« enterrerait » presque définitivement.

mercredi 18 janvier 2017

Savoir prendre ses responsabilités


C’était le match à ne pas perdre… et il a quand même été perdu.
Les optimistes diront qu’il est encore tôt pour faire des prédictions « définitives ». Il n’en demeure pas moins vrai que, pour moi, le nouvel échec de nos basketteuses face au Rousset signe quasiment le glas d’une présence de RCM Basket la saison prochaine dans un championnat national. Sauf si…
Mathématiquement, la situation n’est pas désespérée avec un seul point de retard sur Villeurbanne, 9ème, et deux sur Mandelieu et Ozon, 7èmes ex-aequo, sachant en outre qu’Ozon compte un match de plus.
Le vrai problème c’est que Roquebrune devra, lors de la phase retour, se rendre à Ozon et Mandelieu, rivaux directs pour le maintien. Sans parler des visites à Saint Jean de Muzols où l’on ne gagne pratiquement jamais (pour de multiples raisons…),  Rognac et Rousset qui ont gagné au Valgelata.
En contre-partie, nos joueuses recevront Vence (dès ce dimanche) et Villeurbanne également concernés par la relégation.
Cette deuxième partie de championnat sera en outre quantitativement moins favorable que la première avec 5 matches à domicile contre 6 déplacements. Et parmi les cinq adversaires qui viendront au gymnase Valgelata figurent Carqueiranne et Furiani, les deux candidats aux P.O.
Si l’on admet que le maintien nécessitera un minimum de 8 victoires, Roquebrune en a actuellement 3. Il en faut donc au moins 5 lors de la phase retour. 3 peuvent, pardon, DOIVENT l’être à domicile face à Vence, Villeurbanne et Côte Vermeille. Il faudra donc aller en chercher 2 autres en déplacement et là… D’autant qu’il faudra aussi tenir compte du goal-average particulier. Par exemple, gagner de 8 points à Rousset ne servirait pas à grand-chose puisque Roquebrune a perdu de 9 dimanche.
Bref, la situation n’est pas encore désespérée mais elle est quand même très grave ! Très très grave, même.
Pour tout dire, j’étais assez optimiste sur la possibilité de succès sur Rousset et Vence qui auraient pu permettre de sortir de la zone de relégation fin janvier.
Roquebrune a malheureusement laissé échapper un match qui pouvait être gagné. Une fois de plus cette saison ! Les causes de ces échecs à répétition sont connues depuis longtemps. Il y en a au moins deux  évidentes : des entraînements bâclés faute de participation (il n’y a parfois que deux ou trois joueuses présentes !) et une totale incompréhension entre lesdites joueuses et leur entraîneur. Incompréhension qui confine aujourd’hui à un divorce dont je me garderai d'évaluer les responsabilités mais qui est une réalité.
Le maintien en NF3 est compromis. Il n’est pas acté. Et c’est maintenant qu’il faut savoir prendre les bonnes décisions. Pas dans un mois lorsque l’affaire sera pliée.
L’actuelle direction du club a tout fait jusqu’à présent pour soutenir son entraîneur, y compris en dépensant beaucoup d’argent pour obtenir une validation de diplôme qui a finalement été refusée par les instances compétentes. Il aurait déjà fallu réagir à ce moment, d’autant que les symptômes du mal étaient déjà évidents. A force de repousser les échéances, on en arrive à une situation en forme d’ultimatum. Ne rien faire aujourd’hui ne serait pas une erreur. Ce serait une faute grave.
En d’autres temps, pour beaucoup moins que cela, les dirigeants roquebrunois (ceux de la grande époque) n’hésitaient pas à trancher dans le vif. C’était peut-être parfois excessif mais, au moins, prenaient-ils leurs responsabilités.
Soyons clair : rien ne dit qu’un changement d’entraîneur changerait fondamentalement la face des choses. C’est pourtant devenu une option quasiment incontournable sauf à laisser cette équipe s’éteindre à petit feu et disparaître de NF3.  Il arrive un moment où l’intérêt général commande de mettre sa fierté sous un mouchoir et admettre que l’on s’est trompé. Mais ça...

samedi 17 décembre 2016

Le basket est menacé



« Le basket est menacé ». Ce n’est pas moi qui l’écris mais M. Antony Thiodet dans l’Equipe de  jeudi dernier.
Vous ne connaissez pas M. Thiodet. A vrai dire, moi non plus jusqu'à cet article.
Mais je crois (fortement) en la parole et l’expertise d’un ancien directeur de la communication de la FFBB (1994-98), d’un ancien Directeur de l’ASVEL Basket (2003-2009) et d’un actuel membre de G2 Strategic. Il s’agit d’un cabinet de conseils (fondé aux Etats Unis) travaillant auprès de nombreux clubs en France et pas n’importe lesquels : le PSG, Lyon, Lille en foot, le Stade Français et La Rochelle en rugby, le CSP Limoges en basket. Bref, de solides références.
M. Thiodet peut donc porter un regard avisé sur le basket. Et s'il s'exprime plus particulièrement sur le basket de haut-niveau, principalement masculin à travers la Pro A, ses remarques peuvent être transposées à un basket féminin qui marche sur la tête depuis quelques années.
A la question « comment relancer l’attractivité de la Pro A ? » il répond : « pour se soigner il faut se savoir malade. J’ai l’impression que la maladie dont souffre le basket français doit être une maladie honteuse car on se la cache depuis des années. Il faut arrêter ce jeu d’hypocrisie ou d’auto-conviction résultant d’une cécité consistant à dire tout va bien. Regardez nos affluences, on a fait quinze personnes de plus que l’an dernier, donc youp la boum ».
A sa prise de pouvoir, notre président  fédéral a voulu engager une grande réforme du basket féminin (qu’il n’a pu imposer au secteur masculin, assez puissant pour lui apporter une réelle opposition). 
Le premier acte a d’ailleurs été profitable à RCM Basket. Cette année là nous aurions dû être relégué. Grâce à la réforme et à une augmentation artificielle des clubs pros se répercutant sur les divisions inférieures, nous avions sauvé notre place en NF2.  Mais ce qui est artificiel ne dure jamais bien longtemps. Surtout à une époque où le pouvoir de l’argent a pris le pas sur le pouvoir purement sportif.
On a vu ces dernières années beaucoup de clubs se lancer dans des courses à l’échalote en bâtissant des équipes à grand renfort de billets de banque et disparaître sous des déficits parfois abyssaux. L’exemple le plus marquant a sans doute été celui de Perpignan aujourd’hui rayé de la carte mais il y en a eu beaucoup d’autres… et il y en aura encore quand on voit la façon de se comporter de certains clubs. Il ne faut pas se le cacher : la grande majorité des clubs vit grâce aux subventions des collectivités locales. Que celles-ci viennent à diminuer pour de multiples raisons et c’est le club qui disparait. L’un des exemples les plus récents est celui de Fréjus qui tenait une place plus qu’honorable sur l’échiquier du basket azuréen, tant chez les hommes que chez les filles.
A Roquebrune, nous avions anticipé cette situation. Alors c’est vrai que notre équipe première n’a plus son lustre d’antan et même d’il y a peu (nous avons obtenu le titre de champion de France il y a seulement quatre ans !) mais au moins le club est toujours là, plus ou moins solide sur ses bases (j'en reparlerai). Par contre, niveau équipe première, les choses ne sont pas prêtes de s’arranger !
D’une façon générale, oui, le basket féminin est sinistré. Nous avons une magnifique devanture avec une équipe de France souvent brillante, des équipes de jeunes qui brillent dans les compétitions internationales et puis derrière…. pas grand-chose. De ce point de vue, la désaffection du public est catastrophique. Durant toutes les années de NF2 nous avons joué dans des salles quasiment vides à quelques notoires exceptions près (Laveyron à l'époque, Saint Jean de Muzols). Même en NF1, certaines salles sonnaient bien creux!
En ce qui concerne les jeunes, les structures départementales n’ont pas su s’adapter et proposent des championnats sans grand intérêt (et je suis gentil !). A partir du moment où on laisse une entière liberté de s’engager au niveau que l’on souhaite, peut-on réellement inciter des dirigeants à faire les efforts nécessaires pour bâtir des équipes compétitives sur plusieurs saisons ? Depuis septembre on dispute des matches dits « de brassage » qui doivent – théoriquement – servir à établir une hiérarchie. A-t-on besoin de 5 matches perdus par 60 points d’écart (et plus) pour conclure qu’une équipe 2 de RCM Basket doit jouer en Pré-Excellence plutôt qu’Excellence ? J’ai pris volontairement l’exemple de RCM Basket pour ne faire de peine à personne ! Inversement, on sait très bien que certains clubs ont triché à une époque pour éviter de se retrouver en Ligue et devoir faire des déplacements relativement coûteux dans le Var. En toute impunité. Et puis avoir une très bonne équipe volontairement "déclassée" à un niveau inférieur permet d'obtenir des titres dont on se sert pour justifier des demandes de subvention. Un cercle vicieux, quoi!
Oui, le basket féminin est menacé. Mais rares sont les personnes à oser le dire. Merci à M. Thiodet de l’avoir fait.

mardi 13 décembre 2016

J'ai écrit une co.... bêtise!



Houlala… J’ai écrit une co…. bêtise et c’est une excellente nouvelle !
Bon, côté co…. bêtise ce n’est pas la première, ce ne sera probablement pas la dernière encore qu’à mon âge j’aie de moins en moins de temps pour le faire !
Me revient en mémoire ce titre magnifique sur au bas mot 6 colonnes de Nice-Matin (à l’époque, c’était le grand format, donc environ 30 centimètres de large) : « au revoir Monsieur le Facteur, et merci… » à propos d’un brave fonctionnaire de Tende  fêté par ses pairs avec remise de décoration. L’article m’avait été envoyé par le correspondant local et j’avais voulu le mettre particulièrement en évidence. L’intention était donc très louable.
Le titre que j’avais choisi constituait un bel hommage à quelqu’un partant à la retraite. A cette (toute) petite nuance près que ledit facteur recevait certes une décoration  mais ne partait absolument pas à la retraite ! Autant dire qu’il avait très mal pris l’article dans lequel il avait cru voir une tentative de mise à l’écart. Bref, de quoi mettre le feu dans un petit village comme celui de Tende.
Parmi mes autres méfaits du genre (il n’y en a quand même pas eu tant que cela !), j’ai aussi marié le fils d’un maire du haut-pays mentonnais avec moult compliments comme il est de coutume en pareille occasion. Le problème, c'est que c'était sa fille qui se mariait. Le couac, quoi!
Donc, disais-je, j’ai écrit une co…. bêtise. Dont je suis d’autant plus marri que c’est l’ex-personne très âgée du comité directeur (mais toujours très âgée) qui me l’a faite remarquer avec ce sens de la diplomatie dont il sait user à mon égard : « mon pôvre Lulu tu pars en co… (ici une partie de l’anatomie spécifiquement masculine), tu divagues, tu élucubres, tu sénilises, pôvre France ! Et ça a été président ! Pas étonnant que le club en soit là ». 
Bon, je fais court mais au bout de la tirade je n’étais plus qu’une loque, une serpillère usagée, un résidu de cabinet, un étron abandonné par quelque chien errant.
« Tu crois ? » ai-je misérablement tenté de répondre, m’efforçant de récupérer un semblant de dignité.
« T’as qu’à vérifier » m’a-t-il simplement rétorqué avec cette superbe qui sied aux personnes assises sur plusieurs décennies de savoir.
J’ai vérifié. Et il avait raison le bougre ! 
Passe encore la boulette mais alors là, taclé par une personne très, très âgée, la honte. Absolue.
Mais de quoi « il » parle allez-vous demander ? "Il" va cracher le morceau ? « Il veut jouer avec mes nerfs mais il n’y parviendra pas » ajoutera Antoine dans un demi-sourire, fort de sa légendaire placidité que ne désavouerait pas un asiatique de bonne souche portant des babouches (fine allusion aux origines libanaises dudit Antoine).
Vous noterez au passage que j’ai quand même réussi à parler de moi à la troisième personne. Même "the nose in the caca" (comme disent nos amis britanniques ) il faut savoir faire preuve d’une certaine prestance.
De quoi je parle ? De Villeurbanne.
Et j’en arrive à la bonne nouvelle : Villeurbanne 2 n’est pas une équipe Espoirs mais une équipe 2 comme le fut le cas pour RCM Basket la saison où nous avions une équipe en NF1 et une équipe en NF3.
Ce qui change tout. Car, du coup, Villeurbanne 2 peut être relégué. Donc, le 8ème est sauvé !
Or, à ce jour, nous sommes 9ème ex-aequo à deux points du 8ème Ozon. Mais comme celui-ci a joué un match de plus, nous voilà quasiment à son niveau ! Bref, l’espoir renaît… grâce à des Espoirs (de Villeurbanne) qui ne le sont pas! Quel paradoxe. Bon, j’arrête. Je fatigue.
Merci quand même à l’ex-personne très âgée du comité directeur.
Amen.

lundi 12 décembre 2016

Papa Noël… à mi-temps !



L’idéal pour notre équipe première lors du dernier week-end eut été une victoire à Furiani ET une victoire de Vence à Mandelieu. Mais, franchement, pour obtenir les deux, il fallait – au moins – l’intervention du Père Noël.
Disons-le tout net : « il » nous a complètement abandonnés en Corse. Peut-être était-il trop occupé pour faire la traversée. Résultat : un -28, notre plus grosse défaite de la saison.
Par contre, la bonne nouvelle est arrivée de Mandelieu battu sur son terrain par Vence. 
Enfin, bonne nouvelle que dans un sens ! Certes Roquebrune reste à « seulement » deux points de la 7ème place synonyme de maintien. Mais ce succès relance Vence qui nous rejoint. Et ne voilà-t-il pas que Côte Vermeille se réveille et obtient son premier succès de la saison !
Bref, le championnat est plus fou que jamais avec désormais sept équipes en deux points, un groupe de quatre (St Jean, Rousset, Mandelieu, Ozon) avec 15 points, un groupe de trois (Villeurbanne, Roquebrune et Vence) avec 13 points. 
Contrairement à d’autres disciplines comme le rugby qui distribue jusqu’à 5 points pour une victoire avec bonus ou comme le football (trois points d’écart entre une victoire et une défaite), en basket, il n’y a qu’un point d’écart entre une victoire et une défaite. Donc, deux points, cela représente deux victoires de plus à obtenir dans les prochaines semaines par rapport aux rivaux pour le maintien. A mi-championnat (ou presque), c’est possible… mais il ne faudra pas musarder en chemin !
Après la trêve de fin d’année, les Roquebrunoises vont avoir une belle opportunité de se relancer en recevant successivement Rousset et Vence.
Dans le même temps Mandelieu ira à Saint Jean puis Furiani, Ozon (qui compte un match de plus joué) ira à Villeurbanne et Venelles tandis que Rousset, après son déplacement chez nous, recevra le leader Carqueiranne.
Dans ce contexte, deux victoires permettraient à Roquebrune de probablement refaire son retard et se repositionner en milieu de tableau. Cela serait toujours bon pour le moral car c’est après que les choses vraiment sérieuses vont commencer avec notamment des déplacements à St Jean, à Mandelieu, à Ozon et à Rousset lors de la toute dernière journée avec le maintien comme enjeu…
En cette fin d’année 2016, rien n’est perdu. 
Mais tout reste à faire en 2017 pour sauver notre place dans un championnat national.
Et puis, par delà les chiffres, il y a le facteur humain, la cohésion d’un groupe, l’équilibre entre des joueuses et un entraîneur, bref des paramètres qui échappent à la logique d’un commentaire et nécessitent peut-être autre chose que des attitudes à la « Ponce Pilate »....   
Comme dirait l’autre : « ceci ne nous regarde pas ». Ou plus. Quoi que...

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Roquebrune Cap-Martin, France