Politiquement correct... et (surtout) incorrect

Politiquement correct... et (surtout) incorrect

vendredi 1 septembre 2017

Ce pouvoir dont on use (et abuse)



Le phénomène n’est pas nouveau, il a même certainement existé dès les origines de l’humanité au sens très large du terme. Nos sociétés se sont construites sur le postulat d’un chef. Il est probable qu’à l’âge de pierre, la désignation se faisait à coups de massue au profit du plus « costaud ».
La fameuse « démocratie » a mis fin à ce type de pratique mais à voir ce qui se passe aujourd’hui, on peut se poser la question de savoir si, finalement, la loi du plus fort (physiquement) n’était pas préférable à la loi du plus habile ou du plus argenté !
Dans le premier cas, le chef pouvait toujours craindre qu’un nouveau-venu encore plus fort ne vienne prendre sa place. Ce qui l’incitait à « veiller au grain ». La mythologie grecque fourmille d’exemples en ce sens.
Aujourd’hui, les combats se passent dans les coulisses et ils sont certainement bien plus sauvages. Car la ruse, les combines, les magouilles en sont les clefs. Tout cela au nom d’un « pouvoir » que certains mettent tout en œuvre pour conquérir d’abord, préserver ensuite.
Ah ce pouvoir ! Nous avons, dit-on, abattu une monarchie en 1789 mais les gens qui nous gouvernent aujourd’hui ne sont-ils pas, eux-mêmes, des monarques, petits et grands ? Qui, une fois arrivés au but fixé, se croient libérés de toute contrainte.
Le coiffeur de M. Hollande à 10.000 euros/mois avait fait jaser. Quelques mois plus tard c’est la maquilleuse de M. Macron qui provoque la polémique sur une somme à peine inférieure.
 On pouvait espérer que le plus jeune Président de la République Française allait avoir un comportement différent de ses prédécesseurs. Raté. Il a malheureusement endossé les tares en même temps que le costume.
Ce n’est pas tant la somme d’argent (non négligeable) qui est choquante. C’est la façon. Surtout quand le même Président, loin de s’excuser, annonce froidement, quelques jours plus tard (entretien au Point) que les APL seront à nouveau réduites. Qu’il y ait des abus dans ce secteur ne fait évidemment pas de doute. La France ne serait pas la France sans cela. Mais dépenser d’un côté  8.000 Euros pour se faire « ravaler » le visage (et probablement aussi celui de son épouse chérie…) et « rogner » 5 euros à des étudiants – dont certains, c’est probable, n’ont pas besoin - ressemble fort à du mépris, ce mépris qui, justement, avait engendré la Révolution de 1789. De ce point de vue, M. Mélenchon, dans ses outrances, n’a pas totalement tort ! (à suivre)

vendredi 25 août 2017

Heureux Agostino à Montréal!!!!



Ce soir, Agostino et sa famille seront à Montreal. Ce soir pour nous mais pour eux ce sera l’après-midi puisqu’il y a 6 heures de moins au Canada. La journée va être très longue !
Au-delà du fait lui-même, c’est aussi une page de l’histoire de RCM Basket qui se tourne avec le départ de Morgy qui va poursuivre ses études à Montréal (tandis qu’Anaïs part pour les mêmes raisons aux Etats-Unis). Deux grands espoirs du club, formés au club, et qui s’en vont, symboles de l’inanité (malheureusement) de la politique de formation que l’on tente désespérément de mettre en place depuis tant d’années. Car Charlotte aussi nous quitte mais reste en France. Trois grands espoirs de plus perdus.
Si la dernière a eu sa chance (qu’elle a d’ailleurs su saisir), on ne pourrait en dire autant des deux autres. Aussi bien Morgy qu’Anaïs avaient des défauts, notamment une nonchalance avérée confinant à l’insouciance, probablement ancrée dans leurs gènes. Elles avaient aussi des défauts techniques que certaines personnes ont toujours mis en évidence pour les dénigrer en oubliant un léger détail : elles étaient très jeunes et donc très perfectibles. A condition de se donner la peine de les faire travailler.
Si Anaïs s’est plus ou moins éliminée ces dernières saisons en raison de ses études à Cannes qui ne lui laissaient guère la possibilité de s’entraîner, Morgy, elle, a carrément été « dégoutée » par le rejet dont elle a fait systématiquement l’objet.
Et pourtant, durant deux ans, elle a été la joueuse qui « tournait » à 20 points de moyenne aussi bien en cadettes qu’en Senior 3. Seule Marine, avant elle, avait été capable de faire aussi bien. Mais ce n’était jamais suffisant.
A Montréal (comme Anaïs aux Etats-Unis), Morgy va découvrir le basket universitaire de haut niveau et j’espère qu’elle aura l’occasion de démontrer combien on a pu se tromper sur elle.
En dehors du basket, elle va découvrir une ville fascinante, orientée vers la jeunesse, qui n’a finalement qu’un seul défaut : un climat… rude.
Et pourtant, moi qui déteste le froid, n’hésiterais pas à m’y installer… si je n’avais vingt ou trente ans de trop.
Je pourrais parler des heures du Vieux Montréal, du boulevard Saint Laurent qui partage la ville en deux longitudinalement (côté Est, côté Ouest), du boulevard Saint Denis dont la partie basse est d’ailleurs proche de l’Université où sera Morgy, du marché Jean Talon, de la rue Saint Catherine, autant de lieux que j’ai arpentés tant de fois.
Mais, mieux, beaucoup, infiniment mieux que moi, c’est évidemment Robert Charlebois qui a magnifié « sa » Ville :

Je reviendrai à Montréal
Dans un grand Boeing bleu de mer
J'ai besoin de revoir l'hiver
Et ses aurores boréales

J'ai besoin de cette lumière
Descendue droit du Labrador
Et qui fait neiger sur l'hiver
Des roses bleues, des roses d'or

Dans le silence de l'hiver
Je veux revoir ce lac étrange
Entre le cristal et le verre
Où viennent se poser des anges

Je reviendrai à Montréal
Écouter le vent de la mer
Se briser comme un grand cheval
Sur les remparts blanc de l'hiver
Je veux revoir le long désert
Des rues qui n'en finissent pas
Qui vont jusqu'au bout de l'hiver
Sans qu'il y ait trace de pas

J'ai besoin de sentir le froid
Mourir au fond de chaque pierre
Et rejaillir au bord des toits
Comme des glaçons de bonbons clairs

Je reviendrai à Montréal
Dans un grand Boeing bleu de mer
Je reviendrai à Montréal
Me marier avec l'hiver
Me marier avec l'hiver

mercredi 23 août 2017

Ultra... scotché!


Il ne faut désespérer de rien. Et un simple communiqué me l’a rappelé.
La plupart des grands clubs de football du monde entier ont des clubs de supporteurs.
Qu’est-ce qu’un supporteur ?
Une personne (surtout des hommes mais aussi beaucoup de femmes) qui aime un club. C’est bien.
Qui ne voit que par ce club, c’est un peu moins bien.
Qui n’a que ce club dans la vie, c’est nettement moins bien.
Qui n’existe finalement que par ce club… c’est la cata !
Car le supporteur de base, honorable, a fini par donner naissance à une race indéterminée tout droit issue de l’ère paléolithique avec la capacité de réflexion d’une moule privée d’oxygène.
On appelle ceux-là les « Ultras » qui ont déjà une longue série de méfaits dans et hors des stades. De l’Ultra au hooligan de sinistre mémoire il n’y a malheureusement souvent qu’une mince marge.
Sans remonter loin dans le temps, le comportement de ces individus n’est pas étranger à la disparition d’un club comme Bastia même si les dirigeants ne sont évidemment pas au dessus de tout soupçon.
Bref, je n’ai pas une énorme sympathie pour les Ultras. Plus exactement, je n’en avais pas.
Car j’ai failli tomber de ma chaise en lisant le communiqué publié par les Ultras de Monaco à propos de Kylian Mbappé.
« Nous estimons qu’aucun joueur ne vaut autant de millions d’euros…
« Nous croyons en un football populaire ainsi qu’en des valeurs comme l’amour du maillot et le respect de son club formateur…
« Rien ni personne n’est au dessus de l’institution AS Monaco FC…
« Nous espérons vivement que nos dirigeants prendront la décision qui s’impose pour clore cette affaire (…) et nous croyons pleinement en eux pour bâtir une équipe capable de défendre notre titre, avec ou sans Mbappé ».
Que ce communiqué ait plus ou moins été « dicté » par ces mêmes dirigeants fait partie du domaine du possible. C’est ce que l’on appelle de la diplomatie à la monégasque. Histoire peut-être (certainement ?) de faire plus facilement accepter un départ qui semble inéluctable.
Mais il a au moins l’immense mérite d’exister et une telle prise de position ne pouvait de toute manière être affirmée qu’à Monaco.
En fait, au-delà du cas Mbappé, c’est la philosophie actuelle de notre football d’élite qui est remise en cause, un système désormais totalement gangrené par l’argent.
Le plus étonnant dans l’histoire étant que la condamnation vienne justement d’un Etat où, depuis bien longtemps, l’argent est roi. A cette nuance près que l’on sait, sans doute mieux qu’ailleurs, l’utiliser à bon escient comme disent nos amis arméniens.


mardi 22 août 2017

Connaissez vous la cible molle?



Sans aucun doute ai-je un train de retard mais j’avoue avoir pour la première fois entendu l’expression « cible molle » émanant d’un expert en terrorisme consulté après l’ignoble attentat de Barcelone.
Par cette expression, on entend des cibles qu’il est difficile de protéger totalement à l'image de promeneurs dans une artère très fréquentée comme ce fut le cas pour la Promenade des Anglais à Nice ou donc les Ramblas de Barcelone.
Même si je comprends la définition, j’avoue avoir été un peu choqué par son libellé.
Imagine-t-on ce que peut penser le parent d’une victime en entendant son père, sa mère, ou tout autre membre de sa famille qualifiés de « cible molle ».
Par curiosité (ou plutôt pour avoir confirmation de mon ressenti), j’ai consulté un dictionnaire.
Définitions des mots mou et molle :
·  Qui cède facilement au toucher, qui n'est pas dur : Une terre molle. Le beurre est mou.
·  Qui manque de vigueur, de fermeté : Un tissu mou. Des chairs molles.
·  Qui manque d'énergie, de vitalité : Une poignée de main molle. Se sentir tout mou.
·  Qui manque de caractère, de vigueur morale : N'offrir qu'une molle résistance.
 Avouez que tout ceci n’est pas particulièrement glorieux !
 Il y a un jargon propre à toutes les professions et l’expression « cible molle » a probablement dû faire son apparition dans les réunions des spécialistes de l’anti-terrorisme.
Encore un fleuron de la technocratie !

lundi 21 août 2017

Big Ben se tait. Pas les cloches de Carnolès!



Une (petite) nouvelle m’a interpellé ce matin : la cloche emblématique et mondialement connue sous le nom de Big Ben (installée dans la Tour-Horloge de Londres) va cesser de sonner durant le temps où l’on procédera à une première restauration depuis sa mise en service voici plus d'un siècle et demi (1859). Un député britannique a pleuré en l'écoutant une dernière fois. Car, peut-être, n'aura-t-il plus l'occasion de l'entendre à nouveau. Le temps d'arrêt ne va pas se compter en jours, ni en mois mais en années, quatre !
Les cloches de l’église de Carnolès, elles, ont été restaurées, enfin, plus modestement réparées voici une quinzaine de jours. Et, depuis, c’est l’euphorie avec les trois Angelus quotidiens ! Dont celui de 7 heures qui est quand même très… matinal.
Remarquez, ce matin j’ai été réveillé bien avant. Dès 6H30 la laveuse était en action dans la rue. Moins bruyante que la dernière fois tout de même (voir une précédente rubrique). Mais suffisamment perceptible pour réveiller sans doute une bonne partie du quartier. Lequel retombe ensuite dans un grand silence à cette période de l’année.
Bon, on est content que « notre » rue soit propre. Ce qui n’a évidemment aucun rapport avec le fait que s’y trouve l’enseigne d’un cabinet appartenant au maire de la commune. Il faut dire qu’avec le nombre de chiens qui s’y promènent, ce n’est pas du luxe !
Il serait peut-être bon de penser, aussi, au bord de mer qui est la vitrine de la commune. Là non plus, ce ne serait pas du luxe !
Affaire à suivre.

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