Politiquement correct... et (surtout) incorrect

Politiquement correct... et (surtout) incorrect

lundi 21 août 2017

Big Ben se tait. Pas Carnolès!



Une (petite) nouvelle m’a interpellé ce matin : la cloche emblématique et mondialement connue sous le nom de Big Ben (installée dans la Tour-Horloge de Londres) va cesser de sonner durant le temps où l’on procédera à une première restauration depuis sa mise en service voici plus d'un siècle et demi (1859). Un député britannique a pleuré en l'écoutant une dernière fois. Car, peut-être, n'aura-t-il plus l'occasion de l'entendre à nouveau. Le temps d'arrêt ne va pas se compter en jours, ni en mois mais en années, quatre !
Les cloches de l’église de Carnolès, elles, ont été restaurées, enfin, plus modestement réparées voici une quinzaine de jours. Et, depuis, c’est l’euphorie avec les trois Angelus quotidiens ! Dont celui de 7 heures qui est quand même très… matinal.
Remarquez, ce matin j’ai été réveillé bien avant. Dès 6H30 la laveuse était en action dans la rue. Moins bruyante que la dernière fois tout de même (voir une précédente rubrique). Mais suffisamment perceptible pour réveiller sans doute une bonne partie du quartier. Lequel retombe ensuite dans un grand silence à cette période de l’année.
Bon, on est content que « notre » rue soit propre. Ce qui n’a évidemment aucun rapport avec le fait que s’y trouve l’enseigne d’un cabinet appartenant au maire de la commune. Il faut dire qu’avec le nombre de chiens qui s’y promènent, ce n’est pas du luxe !
Il serait peut-être bon de penser, aussi, au bord de mer qui est la vitrine de la commune. Certes, faire passer une laveuse sur un trottoir très peu large en certains endroits n’est pas chose aisée. Mais, là non plus, ce ne serait pas du luxe !
Affaire à suivre.

mercredi 16 août 2017

Flamenco rime avec Gorbio. Et vice-versa

Grâce à notre amie Martine – dont la fille et le gendre font partie de l’organisation – nous (mon épouse et moi) avons participé mardi à la soirée de clôture du festival de Flamenco de Gorbio.
Ce n’était pas la première fois que j’y venais mais c’était il y a quelques années.
Car ce Festival en était à sa 16ème édition et le maire – qui est aussi son créateur et l’animateur-chef d'orchestre – a pu annoncer avec autant de fierté que d’émotion qu’il y en aura une 17ème l’an prochain.
Quel parcours !
Le Festival de Flamenco n’est pas le Festival de Musique de Menton qui se doit, année après année, de proposer au public les artistes les plus reconnus au niveau international.
A Gorbio la barre est placée moins haut… à l’inverse de la qualité qui tutoie les sommets dans un registre bien spécifique. Le Flamenco, c’est d’abord une culture, presque une religion.
Les musiciens – et en premier lieu un extraordinaire guitariste -, les chanteurs et les danseurs (photos Martine) ont su délivrer leur message et enthousiasmer le public par leur virtuosité et plus encore leur passion. Même un danseur légèrement enrobé (et je suis connaisseur en la matière !) est parvenu à faire se dresser les spectateurs, c’est dire ! En même temps, j’ai fait un terrible constat : si une personne qui se démène autant sur une scène ne parvient pas à perdre ce que l’on appellera pudiquement une « surcharge pondérale », alors moi qui suis plutôt sédentaire, comment je vais faire ? That is the question…
Plus sérieusement, cette soirée de clôture aura bien été l’apothéose espérée par les organisateurs qui ont su installer leur manifestation et la faire prospérer au fil des ans. 
Bon, le casse-tête de la réservation des tables a donné quelques sueurs à Michel Isnard mais ce dernier, sans s’affoler (ce n’est pas le genre de la maison !) a su résoudre les petits problèmes survenus.
En fait, au-delà d’un repas – exceptionnelle paëlla ! – et d’un spectacle, j’ai surtout été touché par l’extraordinaire esprit de corps de l’équipe d’organisation. Une équipe à 100% bénévole qui m’a rappelé celles auxquelles j’ai eu le plaisir et l’honneur d’appartenir (elles étaient d’ailleurs très voisines l’une de l’autre) en d’autres temps pour la Fête du Mimosa du regretté Roger Bascoul et la Fête des Vignerons de Philippe Fournery. Deux manifestations qui n’ont pas résisté à la pieuvre de la politique.
A Gorbio, Michel Isnard n’a pas que des amis – c’est bien normal – mais il continue à fédérer autour de lui des gens désireux de servir leur village.
Pendant ce temps, à Roquebrune Cap-Martin, on paie des gens pour organiser des manifestations sans âme (même s’il leur arrive d’être réussies). 
Exceptions: les animations proposées par les équipes de bénévoles (avec souvent les mêmes personnes) de Marsou à Carnolès (notamment les « soupes au pistou ») et de Jean-Pierre à la tête de ses exceptionnels Coqs Roquebrunois au Village. 
C’est au fond toute la différence. Et elle n’est pas à l’avantage de la grande ville par rapport à ce petit village de Gorbio bruissant de bonheur.

mardi 15 août 2017

"Les cloches dans les airs de leurs voix argentines appelaient à grand bruit les chantres à matines" (Boileau)

C’est Jacques Prevert qui l’a dit (ou écrit) : "Dans chaque église, il y a toujours quelque chose qui cloche"
C’est manifestement le cas à Carnolès !

Nombreux sont les riverains à le déplorer à l’image de Martine Leroux du Rocher qui a posté le message suivant (très explicite) sur sa page facebook :


 Gros soucis à Carnoles
Les cloches sont folles !!!
Elles ont du avoir un coup de chaud trop de soleil!!!!!!



Est-ce réellement le soleil ? Peut-être.

J’y vois plutôt, pour ma part, une intervention humaine guidée, soit par un quelconque diablotin fort heureux de provoquer la colère vis-à-vis d’un bâtiment où l’on célèbre Dieu, soit au contraire par un fanatique religieux désireux de… carillonner sa foi.

Comme je l’avais écrit dans une précédente chronique, le quartier était rythmé depuis fort longtemps par des sonneries bien différenciées et ce de 8 heures à 20 heures.

Il y a quelques jours tout a été changé : les sonneries comme l’horaire.

Carnolès vit désormais au rythme de l’Angelus, cette prière récitée trois fois par jour et « illustrée » par la sonnerie des cloches, une série de trois tintements suivis d’une « pleine volée ». La deuxième à midi et la troisième à 19 heures ou 20 heures, ne posent pas de problèmes. La première à 7 heures, par contre…

Cela dit, ne nous plaignons pas trop : ce pourrait être pire ! Car, dans certaines régions,

la première prière (et donc la première salve de cloches) se produit dès 6 heures !

Après, il y a les « exceptions » correspondant aux différents offices. Rien de tel qu’une bonne volée de cloches pour rappeler au bon peuple (de Dieu) que Monsieur le Curé l’attend !

Ainsi, lundi soir, veille de 15 août, l’une des principales fêtes de la religion catholique, on a eu droit à : trois fois trois tintements à 18H15 puis une belle volée à 18H25 (mais rien à 18H30 ni 19 heures), encore une belle volée à 19H25, les 8 coups de 20 heures suivis cinq minutes plus tard de trois fois trois tintements et enfin l’ultime volée de la journée (l'Angelus).

Ce matin, nos vaillantes cloches étaient sur le pied de guerre dès 7 heures avec l'incontournable Angelus. Comme tous les jours, ignorant sans doute que le 15 août est un jour férié permettant à de nombreuses personnes de faire la grasse matinée, surtout après s’être couchées tard la veille en raison des festivités.

Malheureusement, si l’on peut rageusement taper sur un réveil un peu trop insistant, il est plus difficile de ramener des cloches à la raison…

Et comme le dit le proverbe chinois (il faut toujours placer un proverbe chinois dans la conversation !) : "De même qu'une cloche ne tinte pas sans être ébranlée, de même l'homme n'est pas vertueux sans exhortations". A méditer.

Mais elles vont pas se taire, ces cloches!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!




dimanche 13 août 2017

Une passion qui s'éteint



J’ai été durant mes jeunes années (c’est loin !) un fou de foot. Il m’est même arrivé d’aller acheter France Football en « fuguant » (durant quelques minutes) de mon collège. Un marchand de journaux se trouvait en effet de l’autre côté du boulevard.
En 1958, ma mère avait consenti à l’achat d’une télévision pour fêter mon BEPC. J’avais ainsi pu suivre la Coupe du Monde disputée en Suède où la France avait réalisé ce qui resta longtemps son plus grand exploit, une troisième place. Avec à la clef quelques matches d’anthologie placés sous le signe de l’offensive avec notamment les 13 buts de Just Fontaine. Soixante ans plus tard et malgré l’augmentation du nombre d’équipes qualifiées et donc de matches, ce record tient toujours et l’on peut se demander s’il sera battu un jour !
Un peu plus tard, j’ai fait mes premiers pas de journaliste débutant autour des terrains de foot de la région où j’allais faire les reportages de matches des divisions départementales. J’avais été gâté pour ma grande première : une bagarre générale mêlant joyeusement joueurs, dirigeants et une partie du public ! A cette époque, en effet, une simple main courante séparait les acteurs des spectateurs. Il était donc facile à ces derniers de venir mettre leur grain de sel (et leurs poings) dans une anicroche survenue entre joueurs.
Au fil du temps cette passion s’est estompée, peut-être parce que j’en ai eu marre de regarder à la télévision des matches cadenassés sans grand intérêt.
J’ai pris quand même beaucoup de plaisir à suivre, durant quelques années, l’équipe première roquebrunoise emmenée par son emblématique capitaine Olivier Taboué à qui il n’aura sans doute pas manqué grand-chose pour réussir une grande carrière semblable à celle d’un certain Olivier Echouafni qui quitta Roquebrune pour Marseille où il allait devenir l’une des valeurs sûres du championnat français. Olivier O. est aujourd’hui entraîneur de l’équipe de France féminine… ce qui m’a plus ou moins contraint, moi qui ne regarde pratiquement plus de matches, à suivre ceux de son groupe au récent championnat d’Europe. J’ai été surpris par la qualité technique de beaucoup de joueuses, par la puissance de certaines mais aussi par une étonnante naïveté dans le jeu.
Il y a en fait le même fossé entre garçons et filles que celui existant en basket, un fossé d’abord physique. Je peux l’écrire d’autant plus librement que, président d’un club féminin, j’ai vu durant plus d’une décennie des centaines de matches de toutes catégories (des poussines aux seniors) qui, souvent, m’ont passionné. C’est un simple constat, pas une critique.
Mais revenons au football.
Pourquoi ai-je un jour ressenti une certaine overdose ? Peut-être à cause d’une surexposition médiatique excessive. L’approche des grands événements impliquant des clubs français est devenue insupportable. La multiplication des media – bonne chose en soi car on n’est jamais trop informé ! – a engendré une surenchère permanente qui, à la rigueur, pourrait être acceptable si, malheureusement, elle ne se teintait pas d’un chauvinisme exacerbé aux antipodes de la simple déontologie journalistique.
Et puis, on finit par se demander si le football d’aujourd’hui est encore un sport tant les enjeux économiques priment sur tout le reste.
J’en reparlerai.

samedi 12 août 2017

Neymar et les fondamentaux



On vit décidément une belle époque !
Une photo de vacanciers en goguette illustrait très récemment la « une » de Nice-Matin. Parmi eux, tout guilleret, un jeune homme à la boucle d’oreille, grand sourire aux lèvres, un certain Neymar. Le footballeur le plus cher de la planète (pour l’instant !) s’est offert quelques jours de farniente à Saint Tropez juste après avoir signé son mirifique contrat. La chose ne serait ni étonnante ni scandaleuse si le championnat n’avait pas repris et si ses équipiers parisiens ne suaient sang et eau depuis déjà plusieurs semaines.
Alors, c’est vrai que Neymar ne pouvait être qualifié tant qu’une attestation délivrée par son ancien club n’était parvenue au siège de la Ligue de football. Mais quand même… On aurait pu penser qu’il allait profiter de ces quelques jours de « répit » pour mieux faire connaissance avec ses nouveaux partenaires et peaufiner les schémas de jeu.
Qu’une star comme Neymar – certainement l’un des trois meilleurs joueurs du monde avec Messi et Ronaldo (sans ordre préférentiel !) – se permette des caprices de star n’a finalement rien de bien étonnant. Et tant pis pour l’image ! Car le joueur est une idole pour d’innombrables enfants dans le monde entier qui vont se dire que, finalement, le football ce n’est pas si difficile (et que ça rapporte très, très gros). Ce serait oublier que le sport a terriblement évolué. 
En d’autres temps, des champions pouvaient se permettre une vie « border line » comme par exemple un Ilie Nastase en tennis qui passait probablement plus de temps sur les pistes de danse (ou dans des alcoves…) que sur les courts mais qui avait suffisamment de « génie » pour parvenir au premier rang mondial.
Ce n’est plus le cas aujourd’hui. En football, même les plus grands connaissent (et c’est normal) des périodes de méforme physique qui les fait rentrer dans le rang.
Sur sa lancée, et sur son seul talent, Neymar réussira peut-être une entrée fracassante pour son premier match officiel à Guingamp. La suite sera probablement un peu plus délicate… sauf à renouer bien vite avec d’incontournables fondamentaux.

vendredi 11 août 2017

Des réveils en fanfare à Carnolès



Après plus de trois mois de "silence", je me remets doucement à l'écriture de ce blog.
Avec une modification importante: il ne sera plus essentiellement consacré au basket et plus particulièrement à RCM Basket comme c'était jusqu'à présent le cas. On ne tire pas sur une ambulance et j'ai trop de tristesse à constater là où le club a été mené en si peu de temps.
Désormais je parlerai de l'actualité en général et de l'actualité de Roquebrune en particulier (si tant est qu'il y ait une réelle actualité!)

Le dicton l’affirme : l’avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt.
Eh bien, on peut vous l’assurer, la population de Carnolès a un bel avenir devant elle.
Difficile, à vrai dire, de faire autrement. Les employés communaux sont là pour réveiller les plus récalcitrants.
Un matin c’est une équipe de jardiniers qui entreprend de couper les mauvaises herbes croissant ici et là puis de ramasser les feuilles mortes. A l’aide d’engins d’une puissance sonore digne d’un quadriréacteur moyen.
Un autre matin c’est le camion venant vider les containers du tri sélectif qui entre en scène. Déjà, le camion n’est pas particulièrement silencieux, mais cela reste dans les limites du raisonnable. Par contre les dizaines de bouteilles qui tombent en vrac dans la benne provoquent une déflagration digne d’illustrer la bande-son d’un film de guerre.
Une autre fois c’est une équipe chargée du nettoyage des rues qui entre en scène. On ne sait si le moteur de la laveuse a été « gonflé » comme la « mob » d’un jeune trublion, toujours est-il que l’engin fait un vacarme qui ferait passer une piste d’aéroport pour une zone de silence. Et comme la vitesse de pointe n’est pas très élevée, les riverains en ont pour leurs impôts locaux !
Comme, de surcroît, ces employés sont très consciencieux, ils n’hésitent pas à peaufiner. Bref, une bonne heure pour faire les 4 à 500 mètres entre la Poste et le parking de la Maison de Retraite.
Du bruit en centre ville, rien que de bien normal objecterez-vous, non sans raison.
Certes. Mais à même pas 7 heures cela fait tôt, très tôt, d’autant que le vacarme est en quelque sorte amplifié par le contraste avec le silence de la nuit qui s’achève.
Et puis, et puis, depuis quelques jours, il y a les cloches de l’église de Carnolès.
A la suite d’une panne et d’une réparation sans doute… hasardeuse, le rythme des sonneries a été modifié. Autrefois, c’était de 8 heures à 20 heures avec des sons bien différenciés pour le quart d’heure, la demi-heure, les trois-quarts d’heure et enfin l’heure. C’était très bien. Et très agréable.
Désormais c’est de 7 heures à 20 heures. Mais les sons aussi ont été modifiés et rendent plus difficiles la compréhension. Et surtout on a droit à 7 heures à un véritable feu d’artifice : d’abord les 7 coups puis, cinq minutes plus tard, une volée joyeuse qui ne laisse aucune chance aux dormeurs les plus résistants !
Et hop, debout là-dedans…
Remarquez bien, ce vacarme matinal a eu, il y a quelque temps, son pendant nocturne avec les travaux de réfection de la chaussée et des trottoirs de l’avenue Aristide Briand (en partie) et de l’avenue Maréchal Foch. Là, pour le coup, les riverains ont dû avoir beaucoup de mal à s’endormir ! Car les travaux, programmés la nuit – ce qui peut se comprendre – ont souvent duré bien au-delà de minuit. Alors que le « couvre-feu » des (rares) manifestations estivales est fixé bien avant…
Bref, si des touristes sont venus chercher un peu de repos à Carnolès cet été, c’est complètement raté. Quant aux Roquebrunois qui travaillent, tant pis pour eux. Etonnant quand même dans une ville qui s’endort doucement, asphyxiée par la routine et le manque d’argent. Mais c’est une autre histoire.

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