Politiquement correct... et (surtout) incorrect

Politiquement correct... et (surtout) incorrect

lundi 27 février 2017

L’étau se resserre



On pouvait toujours espérer que le leader Carqueiranne, quasiment assuré de participer à la deuxième phase du championnat (ce sera mathématiquement fait la semaine prochaine), n’ait pas une motivation exceptionnelle au gymnase Valgelata à l’inverse des Roquebrunoises luttant désespérément pour sa survie.
La deuxième partie du postulat a été respectée, pas la première. Les Varoises n’étaient pas décidées à s’incliner et elles l’ont fait savoir dès le premier quart-temps, prenant un avantage de 7 points.
Mais Heidi et ses partenaires ne voulaient pas « mourir » et, durant deux quart-temps, elles allaient tenir tête à leurs adversaires, ne leur concédant qu’un seul point pour aborder les dix dernières minutes à 41/49.
Une fois de plus cette saison, malheureusement, la fatigue allait faire son œuvre et les joueuses de Babette payèrent « cash » une condition physique très aléatoire pour s’incliner finalement 49/65en dépit de tous les efforts d’une splendide Veronika auteur de 18 points.
Cet échec ne change pas grand-chose à la situation de Roquebrune qui reste toujours à trois points de la 8ème place synonyme de maintien mais avec seulement 6 matches encore à jouer. Mathématiquement tout reste possible. Dans la pratique, ce sera malheureusement différent.
Vence, Roquebrune et Cote Vermeille ont aujourd'hui déjà un pied en championnat Pré-National.
Qui les accompagnera? Bien malin qui pourrait donner un nom avec certitude tant la lutte s’annonce serrée. A ce jour, Mandelieu, superbe 4ème (quelle remontée spectaculaire !) ne compte que deux points d’avance sur un groupe Furiani-Villeurbanne-Ozon, 7èmes ex-aequo ! 
Beaucoup d’événements peuvent encore se produire avec une question : Furiani – qui était, en fin d’année dernière, un candidat crédible aux P.O – a subi une incroyable dégringolade qui le met aujourd’hui en délicate position. Et des surprises peuvent encore se produire avec une nébuleuse histoire autour d’une joueuse étrangère dont on ne sait toujours pas si elle est réellement qualifiée ou non… Ceci dit pour l’anecdote car, malheureusement, Roquebrune est trop mal loti pour bénéficier d’une éventuelle pénalisation des Corses.
J’émettais, dans une précédente chronique, des réserves sur la valeur de l’équipe 2 qui, en cas de relégation, deviendrait en quelque sorte l’équipe 1 avec quelques « retouches ». Ce n’est pas la déroute subie à Hyères-Toulon (46/95) qui me fera changer d’avis !

mardi 14 février 2017

Un "massacre" programmé

Les optimistes à tout crin objecteront que, mathématiquement, tout reste possible (ce qui est vrai), mais, pour moi, la messe est dite : sauf repêchage éventuel, Roquebrune quittera la saison prochaine un championnat national, une trentaine d’années après y avoir accédé pour la première fois… et s’y être maintenu depuis avec trois incursions en NF1 dont deux dans les années 80 pour ce qui était alors le plus haut niveau français.
Une victoire à Ozon n’aurait pas eu d’effet miraculeux mais aurait à tout le moins permis d’entretenir l’espoir.
Il n’en a rien été avec même une cinglante défaite de 24 points (71/47). Le suspense n’a en fait duré que quelques minutes, le temps pour les Lyonnaises de se mettre rapidement hors de portée avec un 17/5 signé au terme du premier quart-temps. L’écart n’allait ensuite cesser de grandir en dépit d’une Wera des grands jours auteur de 22 points dont 13 (sur 15) dans le dernier quart-temps.
Comme, dans le même temps, Villeurbanne s’imposait face à Furiani et que Vence réussissait une belle performance face à Venelles (2ème), Roquebrune recule à l’avant-dernière position, devant Côte Vermeille qui poursuit son chemin de croix. L’équipe de Babette compte désormais un point de retard sur Vence toujours relégable et surtout  trois points sur le duo Rousset-Villeurbanne qui se partagent la 8ème place synonyme de maintien. Et combler un écart de trois points en sept matches relève du domaine de l’impossible sachant que le prochain match verra Roquebrune recevoir Carqueiranne, le leader invaincu ! Sans parler du goal-average direct qui, à ce jour, équivaut déjà à un point de plus de retard sur Villeurbanne.
Au-delà des faits « bruts », une chose m’a surtout interpellé : sept filles seulement ont effectué le déplacement. C’est parfaitement « légal » mais compte tenu de l’inexpérience d’Amélie et de la cadette (U17) Pauline, cela faisait quand même « léger »!
Sachant l’importance capitale de cette rencontre, on aurait pu penser que dirigeants et staff technique allaient provoquer une sorte d’ « union sacrée » pour tenter de sauver ce qui pouvait encore l’être. L’équipe 2 était au repos et je connais au moins deux joueuses qui, sur un match, auraient pu donner un bon coup de main. Sans parler de Jana – études – et d’Heidi dont on sait depuis le début de saison qu’elle ne ferait que très peu de déplacements mais que l’on aurait peut-être pu convaincre de déroger à cette règle.
On a vraiment l’impression que le match a été pris « à la légère », comme s’il était perdu d’avance et que l’on se contentait donc d’expédier les affaires courantes. Une sorte de massacre programmé.
Ce qui revient à poser la question : voulait-on réellement sauver la place de RCM Basket en NF3 ? Je commence à sérieusement en douter, quelles qu’aient été les rodomontades de la présidente du club déclarant, en début de saison, vouloir organiser une phase finale de NF3 avec la participation de Roquebrune!
Elle a maintes fois réitéré sa volonté d’intégrer de plus en plus de filles « du cru ». On ne saurait le lui reprocher, bien au contraire.C'est l'axe de travail que nous avons, ensemble, défendu durant de nombreuses années.
Le gros souci, c’est que la plupart desdites filles susceptibles d’être intégrées demain n’ont pas le niveau de NF3… Se retrouver en Pré-National pourrait donc être une hypothèse crédible avec l'aval d'une municipalité heureuse de pouvoir justifier une baisse de subvention. Resterait alors à se maintenir en Pré-National... ce qui, malheureusement, est loin d’être certain. Quant à remonter...

vendredi 10 février 2017

La dernière chance



On saura dimanche sur le coup de 17H30 si Roquebrune peut se maintenir en NF3. Et les téléphones vont chauffer à blanc car il faudra aller chercher la réponse à environ 300 kms, plus précisément à Saint Symphorien d’Ozon dans la grande banlieue lyonnaise.
Il est certain qu’un nouvel échec signifierait la fin définitive des illusions roquebrunoises, et cela même s'il ne s’agira que de la 15ème journée.
Je l’ai dit : la défaite dimanche dernier à domicile face à Villeurbanne a mis RCM Basket dans une situation sinon désespérée, du moins très grave. L’écart de 3 points sur le premier non relégable (Rousset, Ozon et Mandelieu ont le même nombre de points) va être difficile à combler. Un petit espoir subsiste cependant car Ozon n’est pas dans une situation très enviable non plus du fait d’un match de plus joué (et perdu) au compteur.  
A partir de ce constat, il n’existe qu’une seule solution pour continuer à croire au maintien : gagner à Ozon. Et de préférence par 9 points d’écart pour « effacer » l’échec de 8 subi au gymnase Valgelata.
Ce ne sera de toute manière qu’une condition nécessaire mais pas suffisante car, dans le meilleur des cas, Roquebrune se rapprocherait simplement de la 9ème place, insuffisante pour se maintenir… mais qui pourrait l’être « sur le papier » dans le cas d’un possible repêchage.
Inversement, un échec incrusterait un peu plus notre équipe dans la zone très basse du classement sans grand espoir d’en sortir.
Dommage que l’échéance se situe ce week-end car, ensuite, il y aura une trêve de quinze jours, période durant laquelle Babette aura un peu de temps pour redonner une âme… et une condition physique à son équipe. Il le faudra d’ailleurs car le prochain visiteur au gymnase Valgelata sera tout simplement le leader Carqueiranne certes quasiment assuré de disputer les P.O. mais peu disposé à laisser des points en chemin.
Il va donc falloir ce dimanche réussir l’impossible exploit dans une ambiance certainement très « chaude » car les Lyonnaises, aussi, vont jouer très gros sur ce match.
La seule chance pour Roquebrune sera d’avoir un esprit « commando » avec un groupe de joueuses prêtes à « mourir sur le terrain »…. façon de parler évidemment ! Avec aussi, on l’espère, le retour de Beatrice après la terrible épreuve subie ces derniers temps.
Le fait que l’équipe 2 soit au repos pourrait permettre à Babette de compléter, peut-être, son groupe, histoire de créer une saine émulation... Bref, oser à Ozon. Après, il sera trop tard.

mercredi 8 février 2017

Un peu de confiance, que diable!



Une phrase d’un article paru sur le site Eurosport ce jour m’a interpellé :
« Au regard de ses statistiques, pour quelles raisons Guy Novès se priverait-il du meilleur franchisseur (18) du Top 14 dimanche face à l’Ecosse ? Ah oui, il faut lui laisser du temps. Selon le bon vieux précepte français, il faut attendre, attendre, encore attendre LE bon moment. Mais lequel ? Celui où il ne marquera plus d’essais ? »
Pour les non initiés « rugby », Guy Noves est l’entraîneur de l’équipe de France à XV et l’article fait référence à un certain Gabriel Lacroix qui joue à La Rochelle. Ce joueur ne figurait pas dans le premier groupe de sélectionnés et a été appelé en début de semaine en raison de plusieurs forfaits.
A 23 ans, il est l’une des grandes révélations du championnat français. Insuffisant cependant pour séduire un sélectionneur qui ne l’avait pas retenu dans le groupe initial et qui ne l’a appelé en début de semaine qu’en raison de plusieurs forfaits.
On en revient inéluctablement au problème de base de la « mentalité française » évoquée dans cet article, à savoir ne pas précipiter les choses et, en quelque sorte, laisser du temps au temps. Le raisonnement peut se justifier. Il est malheureusement devenu un « credo » dont les effets à long terme sont de décourager les talents en devenir.
J’ai commencé à aborder dans mes souvenirs de basket (« c’est l’histoire d’un mec… ») la liste impressionnante des joueuses roquebrunoises qui ont fini par quitter le club lassées d’un total  manque de confiance en leurs capacités. J’ai parlé de Marine et de Laetitia mais il y en a d’autres. Je les évoquerai ultérieurement.
J’ai déjà eu l’occasion de dire qu’il était utopique de penser pouvoir bâtir une équipe compétitive à un niveau de NF3 (et a fortiori au dessus) avec seulement des filles issues d’un club aussi petit que RCM Basket. C’est arrivé une fois, l’exception qui confirme la règle. Mais l'exemple de 2013 est là pour prouver que des Roquebrunoises "de souche" peuvent fort bien figurer dans un groupe capable d'aller chercher un titre de champion de France. A condition de leur donner leur chance! Et en les faisant travailler pour combler leurs lacunes. 
Il est possible qu'une joueuse considérée comme un "espoir" atteigne rapidement, comme on dit, son « niveau d’incompétence », c'est-à-dire qu’elle ne puisse pas passer un cap. Mais comment le savoir vraiment si on ne lui accorde que des miettes de temps de jeu ? Oui, je sais, les entraîneurs sont plus compétents que moi pour en juger. Et d'ailleurs ils auront immédiatement une foule de raisons pour justifier leur position. Possible. J’aurais pourtant aimé que la chose me soit démontrée clairement. J’ai le souvenir d’un match de NF2 voici quelques années où la plupart des titulaires étaient en tenue de ville sur le banc, victimes de blessures plus ou moins réelles (…). Le coach avait dû faire appel à des joueuses dont personne n’aurait imaginé qu’elles puissent disputer un jour une rencontre de ce niveau. Toutes avaient su donner le meilleur d’elles-mêmes et Roquebrune avait gagné. La preuve que rien n’est jamais définitif. Il ne nous reste pas beaucoup de jeunes joueuses susceptibles d’intégrer l’équipe première.  Faisons au moins en sorte de ne pas les dégoûter à leur tour !

mardi 7 février 2017

Un "détail" de l'histoire



Il y a des choses plus importantes dans la vie que le basket et c’est pourquoi, avant d’évoquer le match de dimanche, il convient de partager la peine de Beatrice dont la maman est décédée quelques jours auparavant.
La joueuse italienne n’était évidemment pas présente pour ce match contre Villeurbanne, un handicap dont se serait bien passé Babette compte tenu de l’importance cruciale d’une rencontre qu’il fallait absolument gagner. Et qui a été perdue. Une nouvelle fois.
Victorieuses à l’aller dans leur salle, les Lyonnaises sont venues l’emporter à Roquebrune sur un écart identique (+3) avec deux conséquences diamétralement opposées : les unes peuvent entrevoir le maintien (encore loin d’être acquis cependant), les autres ont déjà un pied en Pré-Région.
Côté Roquebrune, cette 14ème journée pouvait faire renaître l’espoir. C’est tout le contraire qui s’est produit. 
Car, dans le même temps où les joueuses de Babette s’inclinaient face à un de leurs rivaux directs pour le maintien, Ozon, autre équipe menacée,  a su réagir pour aller s’imposer à Rognac.
Les conséquences sont terribles. Roquebrune, 10ème (ex-aequo avec Vence), compte désormais 2 points de retard sur Villeurbanne, 9ème, et 3 sur Rousset, Ozon et Mandelieu, 6èmes ex-aequo. Mathématiquement, tout reste possible avec encore 8 matches au programme mais le handicap est désormais lourd, très lourd. Sans doute trop lourd.
Face à des joueuses adverses très vives et surmotivées, les Roquebrunoises ont su mettre en pratique les consignes défensives précises voulues par leur coach. Tout a malheureusement un prix et les efforts se payèrent en attaque avec beaucoup de maladresse et des stats en pleine déconfiture au fil des minutes. La faute, certainement aussi, à une condition physique… aléatoire et un banc déjà très réduit et trop peu utilisé. En l’absence de Beatrice, Amélie aurait sans doute mérité mieux qu’une place aux premières loges… pour seulement regarder. Et ne parlons pas de Jana !
 L’analyse des quatre quart-temps est révélatrice. Avec 11, 15, 13 et 11 points encaissés, la défense a tenu bon. Mais l’attaque s’est étiolée au fil des minutes, 15, 14, 10 et 8 points. Insuffisant pour prétendre à la victoire !
La tonitruante entrée en matière des Roquebrunoises leur permettant de faire un break très net (15/4) fut malheureusement suivie d’une vive réaction adverse et, dès lors, les deux équipes n’allaient pratiquement plus se quitter au score : +4 au terme du premier quart-temps, +3 à la pause, égalité à la fin du 3ème QT pour une fois correctement mené. A ce petit jeu, le match ne pouvait jouer que sur des détails, plus exactement un détail… qui est loin d’en être un, la condition physique sur laquelle j’ai donné mon opinion depuis longtemps. Le plus extraordinaire dans l’histoire est que l’on a payé un préparateur physique pour arriver à ce résultat !

mardi 31 janvier 2017

Un sacré challenge!



Errare humanum est, perseverare diabolicum…
Le dicton latin s’applique parfaitement à la situation de l’ex-entraîneur de l’équipe première roquebrunoise « débarqué » en milieu de semaine dernière et remplacé par Bernadette Aranda.
Je l’ai dit bien souvent : la décision aurait dû être prise depuis longtemps, tant les rapports entre les joueuses et leur coach s’étaient dégradés.  Au lieu de cela « on » a préféré tergiverser, évoquer de faux prétextes pour finalement céder à des pressions venues de l’extérieur.  La non-reconnaissance du diplôme de Simone) était connue depuis plusieurs semaines, voire mois. S'en indigner et avancer que Simone pourrait entraîner jusqu’en Ligue 2 féminine italienne (Nice-Matin de ce jour) est une aimable plaisanterie. Chacun sait que je me suis souvent opposé aux diktats de la FFBB mais là, quand même, la ficelle est un peu grosse ! Irréelle. Et elle confirme simplement que ce dossier a été traité de la pire des façons. Errare humanum est, perseverare diabolicum…
Il faut par contre rendre grâce à Babette d’avoir accepté de relever un pareil défi… si ce n’est qu’il est parfaitement taillé à sa mesure.
Son constat est éloquent : « l’équipe manque de physique et, de ce fait, ne défend pas. L’envie, la motivation, l’engagement et la motivation étaient présentes mais le physique ne suit pas » a-t-elle déclaré après la défaite à Saint Jean de Muzols.
J’avais mis l’accent à maintes reprises sur ce manque de physique et, pour tout dire, je n’avais jamais vu en trente ans une équipe consacrer aussi peu de temps à sa préparation physique. Les choses ne se sont malheureusement pas améliorées par la suite avec, de surcroît, très peu de joueuses présentes.  A guère plus de deux mois de la fin du championnat, il ne va pas être facile d’y remédier car une préparation physique intense ne pourrait que se payer lors des matches. Or, malheureusement, les jokers ne sont plus très nombreux. Il faut absolument vaincre Villeurbanne dimanche (ça, j’y crois) et aller gagner à Ozon la semaine suivante. Si cette feuille de route est respectée, alors tous les espoirs seront permis. Babette le dit elle-même « je ne suis pas un gourou ». Dieu merci, elle a bien d’autres qualités pour atteindre l’objectif ! Courage les filles. On y croit...

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Roquebrune Cap-Martin, France